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Ses débuts La date exacte de sa construction n'est pas connue, mais on retrouve une trace dans une Charte du cartulaire de Saint-Chaffre de 936 mentionnant qu'un certain Robert et son épouse Théoburgis auraient fait don au prieuré de l'abbaye une villa située sub castello cruscolis (ce château était sans doute construit en bois). Il n'y avait que le château, le village se serait construit plus tard, à peu prés au même moment que le château actuel Sa belle époque Sa véritable histoire que l'on arrive à trouver dans les livres commence avec les BASTET, car avant le 10ème siècle, les forteresses n'étaient construites qu'en bois. En 1110, vivait Gérold Bastet, le 1er Bastet. Avec son fils, Géraud, ils seraient à l'origine de cette construction. Un doute subsiste toutefois car le château n'est ni daté, et n'est inscrit sur aucun document. Ils commencèrent à y habiter entre le 11ème et 12ème siècle. C'est au 14ème siècle que les propriétaires prirent le nom de CRUSSOL, la fille de Géraud Bastet (4ème génération, le fils prenait le même nom et le même prénom que son père) épousa Geoffroy fils d'Aimar de Crussol. La demeure sera transmise de père en fils. 1429 : Géraud de Crussol fit construire un four commun. De 1453 à 1461 : C'est la fin de la guerre de cent ans et des 10 siècles de moyen-âge en France. Et c'est à cette même époque que les Crussol entrent au service des rois de France. C'est Louis 1er de Crussol qui devint Chambellan et grand panetier de Crussol à la cour de Louis XI. De génération en génération, ils vont faire preuve de loyauté envers les rois. Ils seront à la tête d'importantes charges du royaume (conseillers des rois, chambellan, grand panetier, sénéchal, gouverneur du Dauphiné, du Languedoc,...) Le château est abandonné entre la fin du 15ème et le début du 16ème siècle. La date exacte de son abandon est, comme celle de sa construction, très flou. Il est d'abord abandonner peu à peu pour celui de Charmes et puis très vite pour celui d'Uzès, beaucoup plus confortable (froid, vent, eau potable...). 1517 : un habitant de Saint-Péray est nommé bailli, c'est le gardien de porte du château. Il est chargé de percevoir les redevances, taxes et impôts qui sont dû à la famille Crussol. Il n'a pas tardé à établir son bureau à Saint-Péray, pour que tout le monde puisse y avoir accès. 1533 : Le grenier du château est vidé. 1534 : les derniers habitants de la villette déménagent. Le seigneur de Crussol détenait un droit de passage sur le Rhône qu'il conservait encore en 1715. A partir de ce moment, cette forteresse ne sert plus que de refuge au habitant de Saint-Péray et de Guilherand et connue bien des malheurs. Ses péripéties Pendant les années qui suivirent, il se fait prendre, reprendre, incendié, plusieurs fois, à tour de rôle par les catholiques et les protestants, pendant la guerre de religion. Voici les grandes dates que l'on arrive à retrouver. 1573 : Les protestants du Vivarais vinrent s'installer et fortifier le château. Ils se firent expulser par Mistral, gouverneur de Valence le 4 juillet 1574. 1575 : Le château est incendié. 1577 : Il est repris et reconstruit par les protestants. 1580 : Cette fois ce sont les paysans qui, révoltés par le surplus d'impôts, incendient une nouvelle fois le château. 1582 : en mauvais état, le château ne figurait pas parmi les châteaux du Vivarais à démanteler par ordre royale. 16 mars 1621 : les catholiques s'y réfugie et le fortifie en 24 heures car les protestants se sont emparés de la tour de Toulaud. 1622 ou 1623 : le château est détruit par les protestants. 1649 : on célébrait encore des messes à la chapelle Notre Dame de Crussol. Après cette date, le château n'apparait plus nul part, il devait être hors d'usage militaire. C'est en 1649 que les ruines du château sont nommées masures. Cependant, une personne était assignée à rester et garder le château, mais pas pour longtemps, car voulant se rapprocher de Saint-Péray, il fit construire le château de Beauregard. Avant la révolution un ermite aurait habité dans une case plus proche du châtelet. Bonaparte serait passé au château, il aurait même escaladé la face Est de la montagne. Le château aurait ainsi abrité ses amours clandestines, notamment avec Adélaïde de Saint-Germain : une pierre gravée de leurs prénoms se trouverait sur la cheminée du 1er étage, mais on ne peut y accéder, car la voûte s'est effondrée. 3 septembre 1855 : des ouvriers qui travaillaient dans les carrières, ont, sans le vouloir, avec l'onde de choc, fit sauter un quart du principal corps des logis formant la façade Est, le pignon sud appelé corne de Crussol, ainsi qu'une partie du rocher qui les supportaient. 1864 : le duc d'Uzès rachète tout l'édifice plus une partie de la montagne, sinon le château aurait été détruit. Il voulait faire ériger une statue monumentale de la Sainte Vierge, mais malheureusement il est décédé avant. 18 juin 1952 : la foudre frappe le pignon nord et détruit la tourelle et l'échauguette adjacente, et détruisit ainsi, un escalier en bois qui avait survécu jusque là. Vous trouverez les photos avec les anciennes cartes postales que j'ai pu me procurer. Sa restauration 31 mai 1927 : Crussol est classé monument historique. 1954 : restauration de la tourelle nord grâce à Marie-Louise, veuve d'Emmanuel-Simon marquis de Crussol. 1984 : Guilherand-Granges rachète le château. 1989 : Crussol est illuminé la nuit. 1997 : début des travaux de la remise en état.
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